Le glandeur nonchalant

    Le glandeur nonchalant est celui qui semble le plus commun. Être un glandeur émérite constitue déjà en soi un certain handicap, alors mieux vaut compenser par un comportement positif. Certains, cependant, cumulent, voir les autres rubriques. Un bon glandeur nonchalant est reconnu comme quelqu'un de qui on a du mal à obtenir un résultat, mais qui cependant ne pose pas de problèmes, et a, de temps en temps, un sursaut d'efficacité qui le rend utile.

Une nécessité sociale
    Le glandeur nonchalant se situe en quelque sorte dans le meilleur compromis entre la non-productivité et la sociabilité. Quelqu'un qui produit peu mais qui ne gêne personne, voire améliore l'ambiance. Le chef de projet un peu expérimenté saura s'entourer d'une proportion de glandeurs nonchalants qui, si certes ils produisent, ne risquent pas de le déloger, à moins que lui même ait une promotion. C'est une des applications de la loi de Parkinson.
    Le glandeur nonchalant saura se rendre utile, car, quoique glandeur, il reste compétent, et pourra, par des coups de génie ou de bourre certes occasionnels rester difficile à remplacer. Il se distingue donc de bons nombres de glandeur par ces qualités.

Respecter le glandeur
    La proportion de glandeurs nonchalants croit avec la taille d'une entreprise comme expliqué ci-dessus, et cette catégorie de travailleurs à part doit  être choyée. La plupart du temps, cependant, on évitera de leur confier un rôle central dans la production. Le glandeur nonchalant se voit attribuer des tâches de suivi, de mise en relation, de test, ou de recherche qui ont leur importance, mais qui ne risquent pas de mettre le projet en péril.
    Il est souvent intéressant de ne pas trop contrôler le glandeur nonchalant qui, dans des sursauts d'orgueil, aura tendance à pondre des solutions subtiles et simplificatrices, qui lui permettront de "prendre plus de recul sur le projet".
    Une petite remise en cause de temps en temps, cependant, permettra d'entretenir la relation. Le glandeur sait qu'il est reconnu comme faisant partie de l'équipe et qu'il a une tâche non négligeable. Une petite engueulade le stimule, et permettra de faire sortir, quand nécessaire, l'huître de sa coquille pour obtenir une perle qui en surprendra plus d'un.

Eviter la contagion
    La principale difficulté quand on introduit des glandeurs nonchalants dans une équipe est d'éviter de convertir les autres. Glander sans être inquiété est une situation souvent enviable. Les quelques moyens courants sont :


    Voilà un portrait type. La chose la plus importante n'est pas de débusquer et pourchasser ce genre de personnes, mais plutôt de les identifier et ne pas laisser proliférer l'espèce, sous peine d'une apathie peu productive généralisée ... à moins d'être déjà dans le fonctionnariat administratif.




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