 | Le bon PC pour un stage glande | |
Cette page part du principe que le stagiaire n'est pas vraiment responsable du matériel qu'il utilise, et donc regroupe les actions les plus physiques permettant de glander sérieusement, au risque parfois d'endommager (mais rien de grave) la machine. Prudence quand même, donc (comme je l'ai dit dans l'intro, moi pas responsable).
Votez PS/2 !
Les "nouveaux" ports PS/2 sont désormais généralisés. En attendant de se faire bouffer par l'USB ou n'importe quelle autre technologie à la gomme, ils ont de beaux jours à vivre. Ils sont un atout remarquables au glandeur car le port PS/2 est plutôt du genre sensible. Du "unplug & plante", dirons-nous. En clair, débrancher brutalement un périphérique PS/2 ne cause pas de tort au PC, mais bien à l'utilisateur qui, même s'il rebranche le périphérique, ne pourra guère réutiliser son PC sans un redémarrage. Voici donc quelques conseils :
- Disposer stratégiquement le clavier et la souris. Le principe est par exemple de bloquer son cordon PS/2 sous l'écran, de laisser pendre l'extrémité raccordée au PC sous son bureau. Si l'unité centrale est bien attachée, un coup de talon malencontreux aura pour effet de débrancher le périphérique PS/2 et nécessiter un redémarrage certes inattendu mais de bon aloi. D'ailleurs, on se rend souvent compte qu'il faut rebrancher la prise après le reboot.
- Economiser les rallonges. Il existe bien entendu des rallonges de cordons PS/2 sensés aidés à réduire ce genre d'accidents, mais c'est une dépense totalement annexe, le comptable en conviendra.
- Utiliser des convertisseurs. Comme vous avez la nostalgie de vos anciens (et irremplaçables) périphériques de saisie, vous ressortez votre vieux clavier en DIN et votre souris en DB/9. Les convertisseurs sont bien pratiques, mais ont un fâcheuse tendance à tomber à la moindre sollicitation, s'ils arrivent à cohabiter sur les prises.
C'est simple comme un coup de fil
Dans la même veine, l'utilisateur pensera à mettre à porter de membres :- le câble d'alimentation, toujours trop court,
- l'interrupteur de la multiprise, un peu loin certes mais plutôt facile à manipuler,
- le bouton reset, cible favorite du genou ou du pied quand l'UC est à même le sol...
Vis cachées
Le PC de stagiaire est généralement un PC de bas de gamme, tout droit sorti de l'assembleur du coin, dans lequel on puise ou ajoute régulièrement des cartes. Le stagiaire, disposé à faire gagner du temps, omettra consciencieusement de remettre les vis (d'ailleurs, qui a encore embarqué le tournevis cruci ?). Ainsi, lorsque nécessaire, le rebranchement d'une prise branlante a tendance à déloger la carte de son emplacement et provoquer une beau plantage des familles, avec bips et écran noir. Guère discret, mais efficace.
Si on fait au stagiaire des remontrances, il prendra le temps de revisser bien serré les cartes (autant de gagné pour la prochaine fois), sauf la carte écran dont la patte est trop courte, ce qui laisse toujours une occasion de la titiller.
Ca ch... dans le ventilo
Pour ceux qui ont l'esprit aventureux et le goût de l'aléatoire, le ventilateur du processeur est une bonne cible. Le débrancher, ou conditionner son fonctionnement à l'enfoncement d'un bouton de la façade (ce qui relève quand même du bricolage), permette d'obtenir un plantage aléatoire, ou presque. Plus exquis encore, la probabilité d'arrêt pour surchauffe est directement proportionnelle à l'activité du processeur, donc éventuellement à celle de son utilisateur. Un beau mécanisme d'autorégulation qui ne tient qu'à deux fils.




Pour tout commentaire, lien, correction, suggestion : sandeman@glandeur.com