 | Le lecteur de disquettes | |
Ah, le bon vieux lecteur de disquette, cet anachronisme omniprésent. Vraiment rares sont les machines où il n'y en a pas, et vraiment rares aussi les lecteurs qui tournent plus d'une fois par mois. Et pourtant, ce périphérique obsolète est une véritable ressource pour le glandeur. En plus, les accidents de disquette sont rarement dramatiques, d'où la possibilité de s'acharner et d'expérimenter au delà des simples astuces données ici (Expériences dont je suis bien entendu preneur, histoire d'enrichir la page...).
Biscottes et Grille Pain
Il n'y a quand même pas de quoi s'éterniser sur le sujet, et puis c'est quand même une technique un peu ringarde. Il n'empêche, voici les principaux trucs classiques à faire avec les disquettes :
- D'entrée de jeu, bien entendu, toujours respecter ce bon vieux floppy, et donc bien attendre que la diode verte soit éteinte avant toute manipulation. Même, attendre un petit plus, on ne sait jamais. D'autre part cette petite mécanique est fragile, donc on prendra soin d'insérer lentement la disquette jusqu'aux trois quarts, avant de l'introduire complètement d'un mouvement expert du bout des doigts. De même, la pression sur le bouton d'éjection est souple, progressive, afin de ne pas maltraiter ses ressorts délicats.
- Toujours protéger en écriture sa disquette, dès l'instant où elle sort du lecteur (ou presque). D'une ça prend quelques instants, de deux, ça sera toujours ça pour plus tard, le temps de chercher "pourquoi je n'arrive pas à utiliser cette $§µ"~@ de disquette" la prochaine fois.
- Rester un paresseux de l'étiquetage. Quoi de plus énervant de ne pas retrouver sa disquette, quoi de plus reposant que de les passer une par une dans le lecteur pour retrouver celle qui manque, en faisant en sorte qu'elle soit probablement la dernière à passer. De même, les boîtes de disquettes remplacent rarement l'efficacité d'une bonne pile instable ou d'un fond de tiroir bien lisse. De même, les disquettes de couleur ne sont qu'une facilité que s'accordent les pleutres.
- Reformater régulièrement, et complètement, les disquettes. En particulier celles qui l'ont déjà été peu de temps et pas utilisées depuis, mais, bon, comme il n'y a pas d'étiquettes, et puis on ne sait jamais...
- Sous Windows NT, sélectionner sur le lecteur de disquette avant de choisir "formater". Ceci entraîne l'apparition d'un message d'erreur totalement tordu et absurde, avant de retourner sous l'Explorer pour cliquer sur C: avant de formater A:.
- Certains trouvent de bon aloi de quitter à chaque fois l'outil de formatage puis le relancer à chaque disquette. Sait-on jamais.
- Recréer régulièrement sa disquette de secours, et archiver au moins une fois par semaine des données sur disquettes. Quelles données ? Là, à chacun de faire selon le temps qu'il souhaite y consacrer. Sauvegarder l'ensemble du système reste cependant du domaine du pur masochisme. A noter que la compression des données n'est pas recommandée, avec le bon argument qu'en effet, on risque de perdre plus de données si on perd la disquette ou son contenu.
- Quand un processus style "création de disquettes" est requis, il est bien plus futé d'alterner formatage et création, que de formater d'un coup un nombre inconsidéré de disquettes, de toute façon il n'y en a jamais assez. Il arrive parfois d'oublier où on en est rendu, ce qui nécessite de jeter un coup d'oeil à la disquette précédente avant de continuer.
- Les extrémistes iront à la recherche de disquettes 720Ko (je ne parle même pas des 5"¼ ...) qui tromperont l'oeil de tous sauf les plus avertis, et qui permettent de doubler le temps consacrer aux activités de lecture et d'archivage.
Voici donc un aperçu des possibilités offertes par notre antique lecteur de disquette. Que ceux qui se sont vus imposer un lecteur Zip se rassurent, le chapitre suivant les concerne aussi.
La maxi-biscotte : le Zip
Les gens de chez Iomega, sans aucun respect pour le glandeur, ont réussi à diffuser leur lecteur Zip qui remplace avantageusement, aux yeux de beaucoup, le vénérable lecteur 1.44. Cependant, la plupart des tuyaux ci-dessus sont encore applicables. Quelques idées plus spécifiques sont également exploitables :
- En configuration port parallèle, il est possible de ralentir le Zip en choisissant soigneusement son mode de configuration. Les BIOS récents donnent en effet le choix parmi de nombreux modes, le plus lent étant le plus compatible. Donc ce dernier (EPP si ma mémoire est bonne) est recommandé !
- Les gens qui sont déjà raccordés via le port parallèle à un scanner, une imprimante, via deux ou trois dongles, n'ont pas de souci à se faire. Soit le ZIP ne fonctionnera définitivement pas, soit ça sera un tel mic-mac que le temps passé pour trouver la configuration adéquate compensera largement le "gain" de temps engendré.
- Il est bon d'installer les drivers Zip sous Windows, même quand on a pas accès à un lecteur Zip, ou très occasionellement. Les drivers sous DOS sont d'une telle lenteur à détecter un lecteur absent que le "Redémarrage en mode MS-DOS" devient un plaisir.
En clair, ne nous séparons pas du lecteur de disquette, il reste un atout indispensable au glandeur même sans grandes compétences.


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